Patrimoine

Céder une entreprise

La transmission d’entreprise concerne la plupart des dirigeants d’entreprises de sécurité, ces dernières étant majoritairement des PME à actionnariat familial. Pour assurer la pérennité de l’entreprise tout en sécurisant son patrimoine, un seul mot d’ordre ; Anticiper ! Analyse, conseils et explications.

Par Alexandra Blois et Guillaume Nathan, associés au sein de la ligne de Service Fusions/Acquisition de Grant Thornton

En Europe, 610.000 transmissions de PME sont prévues d’ici 10 ans et en France, entre 25% et 40% des entreprises vont changer de main sur cette période. Le secteur de la sécurité ne va pas y échapper, …d’autant qu’il a la particularité d’être composé de nombreuses PME à actionnariat familial.

Pour ces dirigeants arrivant à l’âge de la retraite, les enjeux sont d’importance et leurs préoccupations principales sont notamment : d’assurer la pérennité de l’entreprise, d’optimiser le prix de cession, de sécuriser/diversifier le patrimoine, de transmettre.

Anticiper pour choisir le meilleur scénario

Pour optimiser ces enjeux, une règle d’or : se préparer/anticiper, afin d’adopter la bonne ligne de conduite. Plusieurs situations peuvent se présenter comme par exemple :

  • le dirigeant n’a ni successeur dans sa famille, ni cadres pour prendre le relais,
  • les cadres et/ou un membre de la famille envisagent la reprise,
  • l’entreprise a besoin de financements (autres que bancaires) pour assurer son développement avant d’envisager une cession.

Des réponses existent, qu’il est nécessaire d’approfondir en fonction du profil de l’entreprise, des conditions de marché, de la situation personnelle des actionnaires, etc. Elles peuvent se traduire par :

  • l’adossement stratégique : la cession à une autre entreprise, française ou internationale,
  • le LBO : le recours à des fonds d’investissement dits de private equity,
  •  l’introduction en bourse.

Quelle que soit la solution à adopter, il faut la préparer afin d’avoir le choix et d’obtenir les meilleures conditions. En effet, rien n’est pire pour un dirigeant que de se voir contraint à une vente qu’il n’aurait pas souhaitée (le dirigeant n’a pas vu les échéances arriver ou la société rencontre des difficultés).