Les entreprises de sécurité privée sont en danger !

USP SNES
Le 14 septembre 2017 Imprimer

Claude Tarlet, président de l’USP et Jean-Pierre Tripet, président du SNES, s’associe pour alerter sur la situation actuelle en co-signant une tribune

Nous vivons un véritable paradoxe ! Les entreprises de sécurité privée ont été fortement engagées, en appui de l’action publique,  au lendemain des attentats terroristes et lors de l’Euro 2016. Elles ont fait la démonstration reconnue de leur réactivité et de leur capacité opérationnelle sur l’ensemble du territoire. Et pourtant, nous assistons à une dégradation sauvage et continue du marché alimenté par des pratiques illégales et un dumping suicidaire visant à réduire, toujours davantage, les coûts conduisant à des prix anormalement bas.

Au risque de mettre en péril la sécurité de tous

On ne peut, sans cesse, revoir au rabais les prestations dans un contexte aussi sensible. On ne peut laisser faire, sans réagir, les entreprises peu scrupuleuses qui agissent pour leurs profits  immédiats et contre la sécurité de tous.

Attitude irresponsable !

Voulons nous un secteur profitable et dynamique en  capacité de répondre à de nouvelles missions et à de nouvelles exigences ? En capacité de réaliser les investissements nécessaires ? Voulons-nous être attractifs et offrir des perspectives de carrière ? Voulons-nous transformer nos entreprises, offrir des solutions innovantes et gagner le pari des technologies ?

Evidemment, ceux qui croient en nos métiers, le veulent !

Aujourd’hui, responsables, nos deux syndicats représentatifs tirent solennellement la sonnette d’alarme. Nous portons en partage l’espoir des entreprises responsables qui ne veulent pas céder à la tentation du pire. Nous parlons donc, ici et maintenant, d’une même voix pour en appeler aussi à la responsabilité des acheteurs tant privés que publics. Il en va clairement de comportements d’achats irresponsables de certains d’entre eux. Tendance qui se généralise dangereusement.

Au regard des dangers que nous dénonçons, nos deux organisations appellent à la conscience de tous pour éviter la poursuite de ce jeu de massacre. Pour faire face aux nouveaux enjeux, pour investir, pour former, pour encadrer, nos entreprises doivent être rentables et cesser de séjourner en salle de soins palliatifs en dépendance permanente des aides de l’Etat. Oui. Il faut un nouvel ordre économique dans notre secteur. Il passe par une action collective mature que doivent porter les entrepreneurs de toutes tailles.

Ils s’engagent et prennent des risques

Il n’y a pas de sauveur miracle ni de guide auto-proclamé. Il y a des entrepreneurs, des entreprises et des femmes et des hommes qui doivent être fiers de leur métier et de leur utilité dans le dispositif de sécurité intérieure du pays.

SNES et USP partagent cette même vision et l’urgence du moment

Ensemble, aux côtés des entrepreneurs et de leurs salariés, il était de notre devoir de lancer, en commun, haut et fort, l’alerte !

Claude Tarlet, président de l’USP et Jean-Pierre Tripet, président du SNES