PRÉVENTION

Penser la sûreté en amont

Le 19 juin 2014 Imprimer

Contrairement au risque Incendie, il n’existe pas à proprement parler de réglementation spécifique concernant le risque Malveillance. Protéger les bâtiments de sa collectivité contre des actes de ce type nécessite donc une étude détaillée pour aboutir à un plan général de sécurité. Le plus en amont possible.

La mise en sécurité d’un établissement ou d’un site, existant ou à construire, nécessite d’évaluer, au cas par cas, les risques d’intrusion, de vandalisme, d’incendie ou de vol. Une telle démarche doit naturellement prendre en compte les spécificités de chaque site : situation et environnement, moyens humains, flux et horaires des visiteurs, mobilier et immobilier… On ne protège pas de la même façon un établissement scolaire, un gymnase, un centre technique ou des ateliers, un immeuble de bureaux ou une salle de spectacles… Une analyse détaillée permet de définir clairement les besoins et de déterminer les moyens appropriés.

5 objectifs à atteindre

Quels que soient les choix d’équipements ou d’installations opérés par la suite, la sécurisation d’un site devra toujours poursuivre cinq objectifs concomitants :

  • dissuader toute personne de commettre un acte malveillant ;
  • empêcher toute action de cette personne ;
  • détecter une éventuelle intrusion le plus rapidement possible et donner l’alerte aussitôt ;
  • retarder l’action malveillante ou la progression de l’intrusion pour permettre une intervention ;
  • intervenir au plus tôt pour éviter l’action malveillante, et au plus tard avant son achèvement. Sachant que le « risque zéro » n’existe pas, il s’agit de faire preuve de cohérence dans la complémentarité des moyens mis en œuvre afin de limiter au maximum les menaces potentielles.

Travailler dès la conception

Sans prise de conscience du risque ni volonté d’agir, pas de protection efficace ! Mais l’expérience révèle que la mise en sécurité de bâtiments existants peut générer de fortes contraintes techniques et des efforts financiers importants. C’est pourquoi pour tout bâtiment neuf, mieux vaut travailler cette question dès l’étude des plans et du permis de construire, avec une logique de prévention. S’adjoindre les services d’un assistant maître d’ouvrage compétent se révèle souvent un atout déterminant. Concrètement, partout où l’on pense la sûreté en amont, on observe des gains sensibles pour la collectivité.